Les rayons du soleil traversèrent la fenêtre à coté de moi, me réchauffant au passage. Il ne restait que quelques minutes avant que la sonnerie retentisse. C'est notre dernière heure de cour avant de pouvoir rentrer chez nous, ce qui explique la tension qui règne dans la classe. Certains élèves dorment depuis le début du cours, d'autres suivent le cour et d'autres encore, comme moi, surveillent leur montre.
...: Amélia !
Moi: Je t'entend Irina ! Qu'est ce qu'il y a encore ?
Irina est ma voisine de classe en permanence. C'est ma meilleure amie, mais aujourd'hui elle est particulièrement nerveuse !
Irina: Tu es sure que je peux lui demander après les cours ? Et si il refuse ?
Moi: puisque je te dis que tu peux ! Je suis sure qu'il ne va pas refuser, il te fixe depuis le début du cour !
Irina: C'est peut-être toi qu'il fixe.
Moi: Aucun risque, je fais tout pour ne pas attirer les mecs !
Irina: Tu sais tu devrais oublier ce qui s'est passé lors de ta première et dernière love story !
Moi: Hors de question ! Plus jamais je ne tomberais dans les pièges des mecs qui vous brisent le c½ur !
Irina: Comme tu veux ! Mais à se rythme la tu ne seras jamais heureuse.
J'ai à peine eu le temps de riposter que la sonnerie retenti. Tous les élèves se précipitaient déjà vers la sortie de la classe. Irina est à coté de moi, mais je vois bien que son esprit, lui, est ailleurs.
Moi: Ne t'inquiète pas ça va aller !
Irina: je suis tellement excitée ! Tu veux bien m'attendre à la sortie du lycée ? Comme ça j'aurais quelqu'un pour me consoler s'il me jette !
Moi: Mais je t'ai dis qu'il ne va pas te jeter ! Mais bon, oui je vais t'attendre à la sortie et tu me raconteras tout !
Irina: Ça marche ! A tout à l'heure !
A peine avait elle finit sa phrase qu'elle était déjà partie en courant. Quelle fille pleine d'énergie ! J'espère qu'il va accepter, elle mérite de connaitre le grand bonheur. Arrivée à la sortie, je regarde le paysage. Beaucoup de couples sortent encore du lycée. Ils ont l'air heureux, je les envie, mais tout ça c'est plus pour moi.
Le soleil se couche. Je regarde ma montre: ça fait une heure que je l'attend ! Mais qu'es ce qu'elle fait ? Il ne faut pas une heure pour faire une déclaration ! Le lycée est fermé depuis une demi heure, mais les sorties de secours sont toujours ouvertes. Je commence à marcher vers l'une d'elle, il faut que j'aille voir ce qui se passe, quand j'aperçois enfin la silhouette de ma meilleure amie. C'est pas trop tôt ! Il va falloir qu'elle me raconte tout ! Mais plus je m'approchais d'elle, plus j'apercevais son visage défiguré par des rides de tristesse, ses yeux rouges à force d''avoir pleurés et ses joues humides.
Moi: Irina ?!? Qu'est ce que ....
Je n'ai pas au le temps de terminer ma phrase qu'elle se jeta dans mes bras en pleurant. J'essaye de la réconforter sans savoir ce qui se passe, mais rien n'y fait, elle n'a plus de langue.
Je la raccompagne jusque chez elle. Il est hors de question que je la laisse rentrer toute seule dans un état pareil ! On est sur le chemin, aucune de nous deux n'ose prononcer un mot. Des tas de questions se bousculent dans ma tête, mais j'ai bien compris que je n'obtiendrais aucunes explications ce soir.
Moi: On a loupé l'épisode d'OTH de ce soir ! C'était ton préféré en plus, tu sais celui que Chad Michael Muray avait écrit !
Ma tentative pour détendre l'atmosphère a échoué: elle n'a même pas bronché ! D'habitude elle est la première à râler quand on loupe un épisode ! Mon épaule est trempée à force d'avoir absorbée les larmes d'Irina. Pourquoi est-elle si déprimée ? Ce n'est pas la fin du monde si elle s'est fait jetée ! Elle était si amoureuse que ça ? Non ce n'est pas du genre d'Irina de déprimer pour si peu, il a du se passer autre chose.
Arrivées chez elle, je la retiens par le bras pour l'empêcher de s'échapper.
Moi: Irina tu es sure que ça va aller ? Si tu veux tu peux dormir chez moi, la place est libre dans ma chambre et mes parents n'auront rien contre..
Elle leva son regard pour me fixer. Ses yeux étaient encore rouges et pleins de larmes. Elle essaya de me sourir comme pour me rassurer, mais il n'est pas du tout convainquant.
Irina: Merci pour la proposition, mais ça va aller. J'ai envi d'être un peu seule. On se voit demain.
C'est la première foi que je l'entend parler depuis la fin des cours ! Sa voix a changée. Elle est cassée et monte parfois vers les aigus. Ça ne me rassure pas du tout, mais je ne vais pas la forcer.
On échange un petit " au revoir ", puis je regarde la silhouette de ma meilleure amie s'évanouir dans sa maison, et j'entame le chemin qui me menne jusque chez moi.